La labradorite est un feldspath plagioclase, dont le jeu de couleurs si particulier — la labradorescence — provient de fines lamelles internes qui diffractent la lumière comme un prisme. Elle se forme dans des roches ignées à refroidissement très lent, comme le gabbro ou l'anorthosite, ce qui laisse le temps à ces lamelles de se structurer sur des centaines de millions d'années.
La labradorite a été rapportée pour la première fois à la communauté scientifique européenne en 1770, par des missionnaires moraves installés sur l'île Paul, au Labrador. Le minéralogiste allemand Abraham Gottlob Werner en formalisa le nom en 1780.
Bien avant cette découverte "officielle", les Inuits du Labrador connaissaient déjà la pierre et racontaient que les aurores boréales avaient autrefois été prisonnières des rochers de la côte, jusqu'à ce qu'un guerrier les libère d'un coup de lance — laissant une part de cette lumière à jamais capturée dans la pierre. C'est cette légende qui explique pourquoi la labradorite est encore aujourd'hui surnommée la "pierre des aurores boréales".
Organes associés : Système nerveux, yeux
Entretien : Trempage à l'eau accepté
Pierre complémentaire : Améthyste
En lithothérapie, l'association entre pierres et chakras relève d'une tradition énergétique, non d'un fait scientifiquement établi — à considérer comme un repère de bien-être plutôt que comme une information médicale.
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